juste quelques mots

que j'ai envie de partager

 

Une vie extraordinaire

29 Mai 2002, 13h58
Arche de la Défense, 12ème étage

Ses mains sont moites, elle revérifie sa tenue : tailleur impeccable, chaussures plates, coiffure irréprochable. Une fois de plus elle est la seule femme de la salle d’attente.
- Monsieur Claude Berger ?
- C’est moi.
- … Ah excusez-moi, mademoiselle, c’est votre tour.
Il la dévisage. La première impression est mauvaise, ça commence bien !

29 Mai 2002, 14h27
Arche de la défense, 12ème étage

- Et vous avez quel âge ?
- 26 ans
- Vous êtes célibataire ?
Ça y est, on y est, quoi qu’elle dise, ils auront une objection.
- … Vous savez, c’est un poste à responsabilité. Ce n’est pas très compatible avec une vie de famille.
Si au moins elle était belle elle pourrait jouer de son charme.

29 Mai 2002, 15h12
Parvis de l’arche de la Défense.

Elle a détaché ses cheveux, elle allume une cigarette. C’est la 5ème fois ce mois-ci ! Encore raté. Ils ont dit qu’ils rappelleraient, elle entend déjà leur réponse « nous avons trouvé plus compétent ou plus expérimenté » Un homme. Bien sûr !
29 Mai 2002, 16h08
Rue de Belleville

Elle remonte la rue toujours énervée. Ça ne peut pas continuer comme ça. Aujourd’hui, elle est une des meilleures du marché. Elle le sait. Son CV est irréprochable. Elle a tout essayé mais rien n’y fait. Ils cherchent un homme.

Non, ça ne peut pas continuer ainsi.

30 mai 2002 0h09
Quelque part dans Paris, 4ème étage

La tondeuse toujours à la main, elle contemple à ses pieds un amas de boucles brunes. Mademoiselle Claude Berger disparait. Il n’y aura personne pour la regretter. Elle habite Paris depuis seulement deux mois et elle a déjà coupé les ponts avec toutes ses anciennes connaissances.
Elle n’a plus parlé à sa mère de puis deux ans.
Tiens, elle lui reprochait souvent de ne pas être assez belle, d’être trop masculine. Ce n’était pas la seule d’ailleurs. A partir d’aujourd’hui, ça sera son atout.

Pour la première fois de sa vie elle est contente que ses parents l’aient appelé Claude.

Elle regarde son visage, dans le miroir. Est-ce qu’on la prendra vraiment pour un homme ?
Oui, il y a des chances.

12 juin 2002, 9h54
Tour Montparnasse, 29ème étage

Ses mains sont moites, elle revérifie sa tenue : costard impeccable, cravate simple, coiffure irréprochable. Une fois de plus elle est la seule femme de la salle d’attente.
- Claude Berger ?
- C’est moi.
- Bonjour Monsieur, ravis de vous rencontrer.

12 juin 2002, 12h13
Terrasse de restaurant

- Un verre de chardonnay s’il vous plait ?
Elle Mérite bien ça. Elle vient d’être recrutée comme directrice, enfin plus exactement comme « directeur du service exportation ». Pour un salaire dont elle n’aurait pas osé rêver.
- Voilà Monsieur
- Merci !
Elle ne se lasse pas de se faire appeler monsieur.

Elle croise le regard d’une jeune femme. Elle se sent soudain mal à l’aise. Aurait-elle remarqué quelque chose ?
Elle s’approche et lui sourit :
- Auriez-vous du feu, s’il vous plait ?
- Bien sûr.

- Vous avez de très belles mains, monsieur.

Claude n’en croit pas ses oreilles. C’est la première fois qu’elle se fait draguée aussi ouvertement.




Si vous voulez connaitre la suite de ce texte, allez sur http://avous.canalblog.com/ Ce n'est pas moi qui écrit la suite. Je posterais ici au fur et à mesure les suites d'autres textes que j'aurais écrit. Si vous voulez la totalité, allez voir sur le site.

Par mouette
Le Mercredi 18 juin 2008
à 12:02:32
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"La consolante"

Un style différent, plus haché.
Une histoire plus noire, mais pleine de vie.
Une ambiance toujours un peu décalée.
Des personnage qui tiennent au creux du cœur et qui ne vous quitte plus.
Des passages si savoureux qu'on s'endort avec.

Que c'est bon de retrouver Anna Gavalda.

Par mouette
Le Mercredi 30 avril 2008
à 02:25:11
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Les emmerdeurs

« Tu vises ou tu pointe ? »
Encore un qui ne connait rien à la pétanque. C’est pourtant impossible de viser dans une telle position. C’est la quatrième fois qu’on me pose la question ce matin.
Allez, encore un qui approche. Il n’a pas bientôt fini de me reluquer. Et celui-là qui me prend en photo !
« Tu tires ou tu pointes ? »
Et de cinq ! Si on m’avait donné un sou à chaque fois que j’ai entendu cette phrase…
Pas moyen de rester tranquille par ici, heureusement que c’est fermé la nuit.
« Bon alors, tu la lance ta boule ? »
Je ne le crois pas, en plus il se fout de ma gueule !
Si je pouvais, je la lui enverrais bien dans la tête, cette boule… ou peut être même ailleurs, tiens ! Il a de la chance que je reste de marbre !
En plus j’ai une crampe maintenant. Non, si je pouvais, c’est dans la tête de ce con de sculpteur que je l’enverrais.
On n’a pas idée de laissé quelqu’un dans une telle position pour l’éternité !


Publié sur Kaleidoplumes suite à la consignes :
Lieu: Une place de village
Personnages: des joueurs de pétanque
Action: une partie de pétanque
Incipit: "Bon, alors! Tu vises? Ou tu pointes?

En relisant la consigne, je me rends compte que j'ai un peu dévié. Mais on dira que les consignes sont faites pour ça.

Par mouette
Le Lundi 25 février 2008
à 09:39:38
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Un repas très apprécié.

Détendu, les bras ballant, les jambes posées… c’est le seul moment de la journée où je suis vraiment calme. Mes yeux sont grand ouverts, je suis concentré. Seule ma mâchoire est en action. Une deux, une deux, le rythme est soutenu. La faim, qui me tiraillait juste avant commence à s’estomper. Je sens mon estomac se remplir. Ça y est, l’urgence est passée. Je peux maintenant savourer mon repas. Une… deux… une… deux… Je ralenti. Je commence à me détendre complètement, mes yeux sont maintenant mis clos. Mes pupilles réagissent encore par soubresauts. Je fais une petite pause, la bouche toujours ouverte. Et puis je reprends le rythme. Une, deux, une, deux, je commence à être repu. Un dernière gorgée pour le plaisir. Quelle satisfaction ! Dans un demi-sommeil, ma bouche se détache enfin du sein de ma mère. Que c’est bon d’avoir 6 mois !

Par mouette
Le Lundi 11 février 2008
à 04:43:24
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Le rhume arrive

Mon homme est malade, il a le nez pris et se mouche depuis deux jours. Ça y est, c’est à mon tour : le rhume arrive.
J’éternue, plusieurs fois, comme tous les matins, jusque là tout est normal. Mais aujourd’hui c’est différent, j’ai la goutte au nez : le rhume arrive.
Un peu plus tard, quelques frissons : une petite fièvre, les anticorps se mettent en marche. Un peu d’homéopathie, je vais essayer de stopper l’avancée mais le rhume arrive.
Les yeux brumeux, la tête un peu lourde, j’ai du mal à suivre le rythme de ma journée, le rhume s’installe.
Les mouchoirs usagers s’entassent dans la poubelle, un certain nombre d’entre eux trainent dans mes poches : le rhume s’installe.
Une cuillérée de sel dans un litre d’eau, un lavage de nez ; ouf je respire enfin. Mais la goutte revient vite au bout de mon nez. Le rhume s’installe.
Presque neuf heures, bientôt au lit, je ne tiendrais pas plus longtemps. Mais avant, je prépare une serviette, un paquet de mouchoirs, un bol pendant que l’eau bout. Attention, c’est parti, il faut être rapide si on ne veut pas rater les premiers effluves. Je verse l’eau et rapidement, je ramène la serviette sur ma tête. Les pastillent effervescentes se dissolvent dans l’eau, la vapeur me pique les yeux et me brule le visage. Pourtant, mes sinus commencent déjà à se déboucher. Quel moment magique, il me rappelle de mauvais souvenirs et j’entends la voix de ma mère « non encore un peu, continue… ». Mais qu’est-ce que j’aime ça aujourd’hui. Cette odeur si caractéristique. Le nez se vide, la tête aussi.
Après l’inhalation, au lit !

On verra demain si le rhume est parti.

Par mouette
Le Mercredi 30 janvier 2008
à 14:24:58
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Trois nouveaux liens

Le premier c'est pour l'écologie.

Le deuxième c'est parce que j'aime beaucoup ce qu'il écrit

Le troisième c'est là où j'écris un peu, venait nous rejoindre

Par mouette
Le Mardi 29 janvier 2008
à 11:07:30
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Vacances d'hiver en famille

Rédigé pour le site Kaleïdoplume d'après la consigne suivante :

Plaisir d'être à table. Plaisirs de la table. Moment privilégié. Moment de convivialité.
Ce peut être un repas simple, un repas en semaine.
Ce peut être un repas en tête à tête, avec un amant ou un ami.
Ce peut être un repas de fête qui réunit une grande famille.

Racontez moi ce repas là.



Aujourd’hui, le ciel est gris, la balade est exclue, chacun s’affaire à ses activités, là un jeu de cartes, ici un peu de bricolage. La cuisine, enfin propre, se vide tout juste du chaos de midi, la vaisselle encore humide se repose près de l’évier. Soudain une voix s’élève :
- Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?
A l’annonce de cette phrase, un mouvement se fait sentir dans toute la pièce. Chacun continue ses activités, mais tout le monde est en alerte. Les ventres sont encore pleins, le fumet des plats de midi flottent encore dans l’unique pièce de la maison. Des coups d’œil discrets se tournent vers la cuisine. Puis les propositions fusent :
- Salade ?
- Pates carbonara ?
- Non on a mangé des bolognaises hier !
- Il y a des tomates à finir.
- Qu’est-ce qu’on a comme boîte dans le placard ?

On se met finalement d’accord pour une salade de chèvre chaud, suivie de cassoulet et fromage du pays. Quelqu’un se propose aussi pour faire un gâteau. L’après-midi reprend le cours de son activité, il est encore trop tôt pour faire la cuisine. Le calme reprend, certains en profitent même pour faire une petite sieste.

Vers cinq heures, celle qui a décidé de faire un gâteau se met en action. Deux trois âmes charitables l’accompagnent en cuisine pour lui donner un coup de main. On en profite pour continuer la conversation commencée au coin de la cheminée. Petit à petit la cuisine se remplit et chacun s’affaire : celle là lave la salade, celui-là coupe les tomates, un autre ouvre les boites de cassoulet. Chacun trouve sa place et les choses semblent se faire toutes seules. L’activité ralentit, le four est allumé, tout est sous contrôle.
- Blanc ou rouge ?
On entend sauter un premier bouchon. Les verres se remplissent de vin ou de bières. L’assiette de saucisson passe de main en main. On met la table, tout est prêt.
On retourne au salon s’asseoir autour de la cheminée. Les conversations s’animent. Les verres se vident et se remplissent.
Le four sonne. Ça y est, c’est prêt, il est temps de passer à table. Chacun s’assoie au hasard de la conversation. Le préposé au « chèvre » s’affaire en cuisine pendant que les verres se remplissent à nouveau.
Le saladier fait le tour de la table suivi de près par le bol de sauce. Chacun a droit à sa tartine de chèvre chaud. Les conversations reprennent de plus belles.
Les assiettes vidées, le cassoulet arrive suivi du fromage puis du dessert. A chaque plat de nouvelles personnes se lèvent, d’autres ouvrent une bouteille. Au fur et à mesure, les conversations se calment ou s’animent.
Le repas touche à sa fin, on repousse les assiettes, on entend juste le café couler. C’est le moment tant attendu :
- Dis mamie, raconte-nous une histoire, raconte-nous ton histoire !
Aujourd’hui, ce sera celle de leur rencontre, il y a près de 60 ans. Un regard complice entre eux, puis elle raconte. Il la reprend, ils ne se souviennent pas des mêmes choses. Elle sourit en haussant les épaules, ils racontent chacun leur version. Devant sa tasse de café, chacun écoute en souriant. On les imagine jeunes, mains dans la main. Le même éclat dans les yeux, le même regard amoureux.
L’histoire finie, on entonne un petit chant du coin. Sur cet air doux, on finit de débarrasser la table et chacun va se coucher en rêvant à l’histoire de ses aïeuls.

Par mouette
Le Samedi 26 janvier 2008
à 09:06:45
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Prendre un bain trop chaud

C'est dimanche.
Il fait gris et froid dehors. La maison s'agite sans moi. Tout est sous contrôle. Je peux prendre du temps pour moi.
J'allume le chauffage de la salle de bain. Son bruit est un peu fort mais il a le mérite de couvrir les autres bruits de la maison. J’ouvre le robinet. L’eau est bien chaude, je laisse le bain se remplir. Pendant ce temps, je prépare les affaires : une serviette chaude, de quoi m’habiller, un bouquin, un verre d’eau fraiche. Je me déshabille. J’entre dans le bain. Je sens mon pied devenir rouge sous la chaleur de l’eau, le reste du corps se met à frissonner. Je reste un instant dans cette position. La chaleur de l’eau m’empêche d’aller trop vite, pourtant, la fraicheur de la pièce me presse. C’est mon moment préféré. C’est pourtant inconfortable. Mais ce moment est initiateur d’un long moment de calme.
Je glisse en douceur le reste de mon corps dans l’eau brulante. J’immerge ma tête et n’entend plus que le son de mon cœur qui bat régulièrement.
Le temps d’un bain, la folie s’arrête, le calme envahie mon corps et ma tête. Ah ! Un peu de repos !

Par mouette
Le Mardi 22 janvier 2008
à 05:25:05
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Ecologie au féminin

Afin de concrétiser ma résolution d'écologie pour 2008, je suis passée au couches lavables pour mon fils. Après un petit temps d'adaptation, c'est finalement très pratique : je fais un peu plus de lessives, mais je sors moins souvent mes poubelles.

J'ai voulu en faire un peu plus et je me suis dis qu'il n'y avait pas de raison que moi j'utilise encore des serviettes jetables.
Après m'être renseignée, j'ai trouvé quelquechose de vraiment génial. Non seulement c'est vraiment écologique, mais en plus c'est plus économique, plus pratique et plus agréable que tout ce que j'avais pu utiliser avant. J'utilise donc maintenant la coupe menstruelle (un peu plus d'information ici).

Alors, pour toute celles qui sont interessées, il existe 2 marques mooncup et divacup en vente sur internet sur les site de produits bio (femme au naturel, eli-eko,ecofamilles...)

Ecologiquement votre...

Par mouette
Le Lundi 21 janvier 2008
à 09:16:36
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Des odeurs si caractéristiques. 2

Après corrections Il fait chaud et humide.
Des odeurs de garigues chatouillent mes narines. Je me sens comme envouté.
Le long du canal, le chemin de halage s’étend devant mes yeux. D’un pas léger une silhouette avance dans la brume chaleureuse, d’un coup elle se met à courir.
Elle est belle, elle m’attire, j’ai peur qu’elle disparaisse.
Mais malgré sa course, elle ne s’éloigne pas si vite, elle semble m’attendre. Je la prend alors en chasse. Petit à petit, je me rapproche d’elle. Je sens enfin sa chaleur à quelques centimètres de moi, elle est brulante et entêtante son odeur mêlée d’eucalyptus et de menthe m’enivre. Je me sens tomber vers l’avant. Mon visage la touche presque. Aïe ! Je me suis brulé le nez.

J’ouvre soudain les yeux. Ouf ! Un peu plus et je me noyais dans un bol d’inhalation.


Par mouette
Le Vendredi 18 janvier 2008
à 10:58:28
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Des odeurs si caractéristiques.

Il fait chaud et humide.
Des odeurs de garigues chatouillent mes narines. Je me sens comme envouté.
Le long du canal, le chemin de halage s’étend devant mes yeux. D’un pas léger une silhouette avance dans la brume chaleureuse, d’un coup elle se met à courir.
Elle est belle, elle m’attire, j’ai peur qu’elle disparaisse.
Mais malgré sa course, elle ne s’éloigne pas si vite, elle semble m’attendre. Je la prend alors en chasse. Petit à petit, je me rapproche d’elle. Je sens enfin sa chaleur à quelques centimètres de moi, elle est brulante et entêtante son odeur mêlée d’eucalyptus et de menthe m’enivre. Je me sens tomber vers l’avant. Mon visage la touche presque. Aïe ! Je me suis brulé le nez.

J’ouvre soudain les yeux. Une serviette recouvre ma tête. Mon visage ruisselle de vapeur et de sueur. A quelques centimètres de moi, l’eau encore fumante dégage ses odeurs si caractéristiques. Ouf ! Un peu plus et je me noyais dans un bol d’inhalation.


Texte publié sur kaleïdoplume , un forum d'écriture. La consigne était :
Un lieu: Le chemin de halage
Un personnage: Une silhouette
Une action: Elle court
Un témoin: Le narrateur (ou narratrice)

Par mouette
Le Jeudi 17 janvier 2008
à 05:05:48
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Idées en vrac

Voila quelques idées que j'ai eu pour une petite saynète que je dois présenter pour un atelier de théatre. Je trouve ça encore un peu tristounet, mais je le ferais évoluer.

Je n'ai pas encore trouver la fin. J'aimerais bien une chute drole, mais je ne sais pas comment l'ammener.


Ce qui est écrit en italique est ce que je devrais jouer. Ce qui est écrit sur la droite est ce que j'écris sur mon papier


Je m'assoie avec une feuille et un stylo et commence à écrire.
Tu ne me donne plus de nouvelles. (Non)
Ça fait longtemps que je suis partie. (Non plus)

Salut, comment ça va ?



Moi, c’est dur…
Tu me manque….
Je me sens…

Moi ça va,



Je subis mon exil, puisque tu m’a chassé

Je profite de mon voyage car ça forme la jeunesse



Depuis mon départ, j’ai vu des paysages merveilleux
(je me lève et mime le voyage, je traverse la scène en ayant peur de ce que je vois)

Depuis mon départ, j’ai vu de nombreux paysages



Je me suis fait plein d’amis.
( je me lève remime le même voyage, "Bonjour"…je pars en courrant)
J’ai rencontré deux trois personnes sympas
(Bonjour… je pars en me protégeant la tête)

J’ai rencontré deux trois personnes



Ils ne comprennent rien à ce que je raconte

Je découvre une autre langue et une autre culture, c’est intéressant,


( je me lève, reprend au milieu de la scène, mime que j’ai faim
Oui deux trois personnes
Mime de manger un sandwich et m’étouffer avec)

Ils ont des plats très différents des nôtres.


Bref je m’amuse bien.

Bref je me débrouille bien toute seule.
Je t’embrasse



Par mouette
Le Mardi 15 janvier 2008
à 18:15:52
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Les mots me manquent. Le mots me piègent. J'aimerais écrire des choses belles et douces, de celles qui font sourrire, qui font rire, qui font du bien. Mais les mots m'entrainent vers des fins plus noires que je ne le voudrais.
Je voulais écrire pour partager, un peu de mon bonheur et de ma joie de vivre. Mais comment faire dans "le bonheur" sans tomber dans "la mievrerie "? Comment être "fleur bleue" sans être "à l'eau de rose" ?

Je vais quand même essayer, ici ou ailleurs...

Par mouette
Le Mardi 15 janvier 2008
à 09:37:23
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Les histoires d’A.

On a beau me l’avoir chanté, je n’y crois pas. Pour moi l’amour est eternel ou en tout cas il dure toute une vie. J’en veux pour preuve mes grands-parents. Ils ont tous les quatre plus de 80 ans. Quatre personnalités différentes. Deux histoires différentes. Deux mariages qui durent depuis plus de 50 ans. Un amour toujours présent.

Mariage de raison ?
Cadet de la famille, il eu la chance de faire des études son avenir n’étais pas tracé comme celui de son frère qui devait reprendre la boulangerie. Mais pendant la guerre, rien n’est vraiment une chance. Il partit au Service de Travail Obligatoire en Allemagne.
Elle était amoureuse d’un jeune boulanger. Fiancée, elle vint s’installer à la boulangerie. Elle fut très bien accueillie dans sa belle famille. Malheureusement en ces temps là, une pneumonie emportait vite un homme. Son fiancée mourut avant la fin de la guerre.
Quand il rentra en France, sa mère lui laissa le choix : ou bien il l’épousait, ou elle rentrait chez elle.
Ils se marièrent donc en 1946. Ils eurent deux enfants et six petits enfants. Ils vécurent dans la boulangerie et s’occupèrent de leurs parents. Aujourd’hui ils s’aiment d’un amour sincère et respectueux. Je crois qu’il l’a toujours aimé. Je ne sais pas ce qu’elle en pensait au début.

Romantique ?
Née au Pays basque, elle obtint son diplôme d’infirmière anesthésiste en 1949. Afin de voyager, elle s’engagea dans une mission humanitaire de vaccination au Maroc avec Médecin Sans Frontière.
Né Casablanca, il fit des études de pharmacien et créa une pharmacie à Safi.
Lorsque le convoi passa à Safi il était chargé de les accueillir. Il la remarque du premier coup. Il s’employa à participer aux temps de pauses organisés. Ils se virent ainsi, au milieu du groupe de médecin, deux ou trois fois pendant les 14 mois que durèrent la mission. Avant de rentrer en France, le convoi repassa une dernière fois par Safi. Il savait qu’il devait saisir sa chance et la demanda en mariage. Ne s’y attendant pas et le connaissant finalement très peu elle refusa cordialement et rentra à Paris.
Devenue infirmière anesthésiste au bloc opératoire, elle continuait à penser à lui. Elle lui fit donc savoir qu’elle était prête à considérer sa demande, mais pour cela il fallait qu’ils se revoient. Il vint donc aussitôt à Paris. La veille de son arrivée elle dina avec ses cousines mais ne leur raconta rien, il n’y avait encore rien à dire. Deux jours après elle appelait sa mère pour lui annoncer ses fiançailles. Ils organisèrent un repas et il repartit.
Pendant les quelques mois (semaines ?) que durèrent leurs fiançailles, ils s’écrirent tous les jours. Ils se marièrent le 31 mars 1951. Pendant le voyage de noces elle eut le « mal de mer ». Le 2 janvier 1952 naissait leur première fille.
En 2001 ils fêtèrent leurs 50 ans de mariage en présence de 6 leurs 7 enfants et de leurs 17 petits enfants. Ils ont aujourd’hui 4 arrières petits-enfants… Et ils sont heureux de leur sort et fiers de leur famille.

Par mouette
Le Vendredi 11 janvier 2008
à 13:02:03
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Partir, s'exiler, voyager...

Je travaille sur une petite scenette pour mon cours de théatre. Le thème est le voyage et l'exil.

J'hésite, je frole des idées ... et puis non, ça ne me plait pas. J'aimerais faire quelque chose de drôle, de léger, mais les idées qui me viennent sont plutôt tristes.

Dites, ne voudriez-vous pas m'aider? N'avez-vous pas quelques idées à partager ???

Par mouette
Le Mercredi 9 janvier 2008
à 11:18:07
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Phrase du jour

"J'ai autant de mal avec ceux qui se battent pour des bonnes causes pour des mauvaises raisons que ceux qui se battent pour des mauvaises causes pour de bonnes raisons" Bacchus

- Le Dakkar a été annulé.
- Ah! enfin ! ils ont compris que l'Afrique n'était pas un terrain de jeu qu'on pouvait aller polluer, tant pis si ça tuait un ou deux africains au passage ?
- Non ils ont juste peur du terrorisme.
- ...!??

Par mouette
Le Samedi 5 janvier 2008
à 04:28:01
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2008 en trois étapes

Mes 3 évènements marquants de 2007 :
- La naissance de mon fils... et tout ce qui va avec, la grossesse d'abord, l'accouchement, la vie, les apprentissages, l'eveil...
- L'arrivé d'un nouveau président, beaucoup d'espoirs sont morts ce jours là. Et la concrétisation de nos craintes dans les mois qui ont suivi.
- Les mariages et grossesses de mes ami(e)s/ Les fêtes, les sourrires.

Mes 3 souhaits pour 2008 :
- M'épanouir dans ma vie de couple, de mère, sociale et active.
- Que la devise française retrouve un peu plus son sens : liberté d'expression, egalité des sexes, et fraternité entre les peuples.
- Une année plus écolo... Pour moi et pour les autres

Mes 3 résolutions pour 2008 :
- Communiquer plus : dire ce que je ressens et faire dire à mon entourage proche ce qu'il attend de moi.
- Faire des efforts supplémentaires en terme d'écologie.
- Continuer à voir en priorité le bon coté des choses et transmettre cet optimisme à un maximum de gens autour de moi.

Je souhaite une bonne année 2008 à tous que vos rèves aussi impossibles soient-ils continuent à vous faire vivre et avancer dans la joie et l'espoir.

Par mouette
Le Mercredi 2 janvier 2008
à 11:38:31
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Je n'ai pas pensé à elle

Presque 17h00,

je n'ai pas pensé à elle.

Ou presque pas. Six ans déjà...
J'étais heureuse pendant ces fêtes...
Elle était là dans un coin de mon coeur.

Pourtant, je n'ai pas pensé à elle.

ça m'angoisse un peu aujourd'hui.
Suis-je entrain de l'oublier?
Mais non elle était là.
Dans tous les cadeaux, dans tous les sourrires.

Mais je n'ai pas pensé à elle

Beaucoup de joie pendant ces fêtes.
Toujours cette chaleur entre nous. Partagée avec les nouveaux venus : "Merci de nous avoir reçu c'était un noel à marquer dans les annales".
Pour moi c'était un noel banal.

Cependant, je n'ai pas pensé à elle.

Même pendant la messe. Moment de recueuillement pour moi habituellement. Les chants que je chantais avec elle.

Là non plus, je n'ai pas pensé à elle.

Et l'ouverture des cadeaux... La plupart emballés dans du papier journal. le pied du sapin était sans couleur mais beau. ça lui aurait plu. Ces cadeaux faits juste pour se faire plaisir. Nombreux, très nombreux, ça lui aurait fait peur, elle se serait sentie envahie.

Mais je n'ai pas pensé à elle.

Elle est toujours là en silence.

C'est le calme après la tempète.
Je n'éprouve ni soulagement d'être enfn au calme,
[je n'ai pas fait grand chose, dans ma famille, tout le monde met la main à la pate, plus on est nombreux, moins j'ai l'impression de faire de choses]

ni tristesse de voir tout le monde partir
[Je sais qu'on se reverra bientôt, on aura d'autres occasions de passer des moments de partage chaleureux, cet été ou au plus tard à noel prochain].

J'ai juste un peu de temps pour me poser et savourer ces moments.

ça y est je pense à elle.

Par mouette
Le Mercredi 26 décembre 2007
à 11:26:59
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Ahhh! Noël !!

Cette année... Ne travaillant pas et sortant peu, "l'esprit de noël" vient à peine d'arriver jusqu'à moi..; Je suis plutôt contente de ne pas m'en être aperçue avant.

D'habitude c'est par l'afflux de publicité (pour jouets aux prix chaque année plus exorbitants qui envahissent notre environnement visuel et sonore) que me saute aux yeux cette période (vers la mi novembre).

Cette année. Je me suis vaguement rendue compte que je n'avais pas de calendrier de l'avent. Et puis là depuis quelques jours j'ai commencé à faire mes cadeaux, à m'occuper de l'organisation matérielle de la fête.

Oui, en plus je fais ça chez moi, on devrait être entre 15 et 20…

Pourtant j'adore Noël... c'est une fête que j'ai toujours aimée. Elle représente la famille et tout le bon qui en sort. L'an dernier nous étions tous réunis chez mon oncle et ma tante. Mes grands-parents avait fait le déplacement. Je revois encore le sourire amusé de mon grand-père contemplant ses 6 enfants (et leurs conjoints), ses 16 petits enfants (et quelques conjoints pour les ainés), son arrière petite fille et les trois futurs encore dans le ventre de leur mère. Il me disait:

"Tu vois je ne suis pas un géni, je sais que je ne laisserais pas de trace indélébile de mon passage sur terre mais quand je contemple cette famille j'en suis fier. Je sais que j'aurais laissé quelque chose de bien ici"

Voilà... c'est ça pour moi noël, cette famille simple et aimante, une ambiance toujours douce et joyeuse. Oh, bien sur il y a les cadeaux aussi et l’opulence. Mais aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, c’est l’atmosphère générale qui me revient en mémoire.

Pourtant cette famille a eu son lot de souffrance et cette période en est aussi le symbole.

Ça fait 6 ans déjà. Ça me semble à la fois si loin et si proche. C’est aussi pour ça que j’avais ouvert ce blog il y a quelques années. C’est peut-être aussi pour ça que j’aime ces retrouvailles. Elle est plus présente que jamais dans ces moments là. Mais d’une présence qui réchauffe. Je revois son dernier sourire un 25 décembre. Elle avait enfin réussi à trouver de la paix dans cette famille. Je ne me souviens pas de ce noël. Les jours qui ont suivis ont été trop intense : douloureux et triste mais aussi chaleureux et entourés d’amis.

J’entends beaucoup d’histoire de gens qui n’aiment pas noël parce que c’est une période trop douloureuse qui leur rappelle des êtres chers. Pour moi, ce souvenir me fait du bien et c’est peut être aussi pour ça que cette période est chaque année un moment de joie.

Par mouette
Le Vendredi 14 décembre 2007
à 10:33:55
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L'amour c'est d'abord être deux. Se tourner l'un vers l'autre se découvrir. S'aimer. se connaitre.

Et puis c'est se retrouver ensemble face au monde. Toute la difficulté est là. Garder son ouverture vers l'extérieur.

Ne pas minimiser ses désirs parce que l'autre n'aura pas envie. Ne pas s'imposer les désirs de l'autre. Ne pas imposer à l'autre ses propres désirs. Ne pas se retrouver enfermé à deux en oubliant de s'ouvrir vers les autres.

Des efforts, des concessions, mais pas de sacrifices... c'est dangereux, on prend le risque de se retourner un jour et de regretter le parcours passé côte à côte.

Accepter les désirs de l'autre mais ne pas se laisser envahir.

Accepter aussi ses difficlutés. Les difficultés interne d'un couple sont une chose... Mais qu'en est-il quand les difficultés sont face au monde extérieur ? Réussir à soutenir l'autre même si on ne comprend pas ses difficultés. Voir où est le problème et s'il a besoin d'être partager Comprendre que cette difficulté passagère influence le comportement de l'autre à l'extérieur mais aussi dans le couple.

Savoir être patient.

Aider l'autre à retrouver la part de soi vivante et libre... Heureuse.

Par mouette
Le Mercredi 12 décembre 2007
à 04:12:33
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